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EPILOGUE Rentrés à Bordeaux depuis le 10 août, nous avons repris petit à petit, notre rythme de croisière "terrienne" pour reprendre l'expression favorite de nos proches. Mais, comme beaucoup d'entre nous, "marins-voyageurs", nous n'aspirons qu'à une chose : repartir à la découverte du Monde ! Ce voyage sera pour nous le "voyage brouillon" qui va nous permettre de préparer d'ores et déjà le suivant ... Pour commencer, nous envisageons de repartir avec un bateau plus grand. C'est pourquoi, non sans une pointe de tristesse, nous avons vendu TIM'JAK, notre fidèle compagnon de route à une petite famille bordelaise qu'il emmènera à partir de l'Eté 2011 sur nos traces ! Enfin, nous sommes très heureux d'avoir pu vous faire rêver grâce à notre récit et à nos photos, car il faut l'avouer, la réalisation de ce site n'a pas été de tout repos !
SAO MIGUEL (ACORES) du 16/07/2009 au 28/07/2009 Sao Miguel signifie pour nous la fin de notre beau voyage. Finies les soirées à préparer les excursions du lendemain, finis les réveils par les cris des puffins et des sternes ... Ce tour d'Atlantique a été riche de rencontres et d'émotions ! Que la Terre est belle ... Sao Miguel, capitale économique et politique des Açores, est la plus grande île de l'archipel. C'est aussi la plus visitée. Mais notre préférence ira plutôt à Pico, Flores et Sao Jorge, plus sauvages et à l'habitat plus "typique". L'île est probablement la plus riche en phénomènes volcaniques. On découvre un peu partout les traces vivantes de l'activité brûlante de ses entrailles. A Furnas, par exemple, n'hésitez pas à déguster l'excellent "cozido" (sorte de pot au feu) cuit pendant 5 à 6 heures dans la chaleur volcanique, accompagné d'un bon vin de Pico ...
Une des principales activités économiques était, autrefois, l'exportation d'oranges. Aujourd'hui, les maladies ayant détruit les vergers, place est faite à la culture du tabac, thé et de ... l'ananas ! L'ananas est cultivé en serres de verre et arrive à maturation au bout ... d'un an et demi ! Il est vendu entre 4,50 Euros et 6 Euros le kilo ! Il est effectivement délicieux mais, à ce prix là, nous n'avons pas pu en abuser ... N'ayant pas retrouvé "Horizonte" que nous supposons en route pour la Méditerranée, nous avons sympathisé avec Laurent et Jean du bateau "Timshel" (rencontré l'année dernière aux Canaries) et avec Anny et Alain de "Arpial" (rencontrés à Flores). Nous sommes partis ensemble à la découverte de l'île avant que chacun prenne le chemin du retour en se promettant de s'écrire et peut-être de se revoir un jour sur l'eau ou sur terre. La marina de Ponta Delgada se vide peu à peu des bateaux "copains" et bientôt ce sera notre tour... Si la météo nous le permet, nous quitterons les Açores le 29 juillet pour être à Bordeaux vers le 15 août. Cela nous laissera un peu de temps pour nous réacclimater à la vie de "terrien" ! Mais ... nous réacclimaterons nous vraiment ... ?
TERCEIRA (ACORES) du 07/07/2009 au 15/07/2009 Retrouvailles d'"Eolica", "Riga" et "Horizonte" ! En compagnie de "Riga", nous prenons la route des "Empires du Saint-Esprit", magnifiques petites chapelles hautes en couleurs. Un peu d'histoire ... Les fêtes du Saint-Esprit ont lieu dans tout l'archipel des Açores, chaque dimanche de la Pentecôte à l'été. Il s'agit d'éloigner les catastrophes qui menacent les Açores en offrant la traditionnelle soupe de viande, destinée à aider les plus démunis, accompagnée de vin généreusement distribué ... Chaque semaine, la procession élit un empereur qui doit, le dimanche suivant, porter les insignes de son rang à la maison du prochain empereur où s'organise une nouvelle procession. Ainsi, les "Empires" constituent le point de départ et d'arrivée de chaque nouvelle marche.
Les fêtes battant leur plein un peu partout dans l'île, toute la "colonie française" des plaisanciers présents dans la marina d'Angra do Heroismo a la chance de pouvoir assister à une "tourada a corda", courses de taureaux qui avaient déjà lieu au 16ème siècle. Hélàs, le temps passe trop vite et petit à petit la marina se vide des bateaux dont le voyage se termine ici aux Açores. C'est notamment le cas de "Riga" que nous espérons retrouver sur le continent et ce sera bientôt le nôtre vers la fin juillet. C'est pourquoi nous n'allons pas tarder à faire route vers notre dernière escale : l'île de Sao Miguel où nous retrouverons, entre autres, le bateau "Horizonte". Quant à "Eolica", devant ramener Brigitte et Mehdi à Horta afin qu'ils puissent, eux aussi, rentrer en France, nos "adieux" ont plutôt été des "au-revoir" ...
SAO JORGE (ACORES) du 30/06/2009 au 07/07/2009 Chaque île a sa particularité. Il suffit de la découvrir. Sao Jorge se remarque par ses belles "fajas". Véritables symboles de l'île, elles sont issues des éruptions volcaniques du centre de l'île, dont la lave s'est répandue sur la mer, mais aussi d'affaissement de terrains suite à des secousses sismiques. Très fertiles, elles sont recouvertes de cultures de maïs, d'ignames, de café ... Nous les avons découvertes à pied en compagnie de Brigitte et de son fils Mehdi, venus passer quelques jours à bord d'Eolica et nous nous sommes régalés de la beauté de ces paysages grandioses ! Notre plus belle ballade fut d'aller de la Faja de los Cubres à la Faja de Santo Cristo sur la côte nord. Avis aux amateurs de belle nature ! Le seul inconvénient c'est que le soleil n'est pas toujours au rendez-vous !
Les splendides mélanges de tapis de fleurs recouvrant la végétation verdoyante (très difficile à rendre en photo) ainsi que ses habitations traditionnelles font de cette île notre préférée. Sao Jorge, c'est aussi la rencontre de Javier et de Graciella, d'origine argentine, à bord d'Horizonte. Grâce à notre pratique de l'espagnol, ils nous fait découvrir, à travers leurs récits, la côte Est de l'Amérique du Sud et de l'Amérique Centrale qu'ils ont visitée avant de traverser pour se rendre en Méditerranée. Nous n'avons pas manqué aussi de déguster le fromage de Sao Jorge dont la production s'élève, par an, à environ 2400 tonnes !
FAIAL ET PICO (ACORES) du 21/06/2009 au 30/06/2009 Notre découverte des Açores continue agréablement en compagnie d'Eolica qui doit embarquer des passagers à Horta (la capitale de Faial) et de Riga (rencontré à Madère et croisé à Dakar), que nous avons retrouvé à Flores, et dont nous ferons plus ample connaissance au travers de randonnées et de franches parties de rigolade ! La célèbre marina d'Horta de FAIAL, fréquentée par des marins du monde entier de par sa position stratégique au milieu de l'Atlantique, nous accueille pour quelques jours. Enfin, nous pouvons rendre vivantes toutes les images mythiques feuilletées dans les guides qui nous ont aidés à préparer ce voyage : les peintures murales réalisées par les navigateurs de passage et qui décorent les quais de la marina, le très célèbre café des Sports crée par Peter en 1953 où se retrouve tous les équipages ainsi que la vue splendide de l'impressionnant volcan de l'île voisine, PICO
Pour "le plaisir des yeux" (pour reprendre une expression sénégalaise), les haies d'hortensias (importés autrefois de Chine) qui bordent les routes sont en fleurs et apportent une nouvelle note colorée dans ces camaieux de verts. Et voici "Riga" et "Tim'jak" en route pour de belles randonnées entrecoupées de rires autour de bonnes tablées locales ! Le site le plus spectaculaire à nos yeux restera le volcan de los Capelinhos né de l'éruption sous-marine de 1957. Cet îlot de cendres volcaniques, qui a augmenté la taille de l'île de quelques centaines de mètres, nous offre un spectacle quelque peu lunaire ! Il ne faut pas manquer non plus le Musée du Scrimshaw que l'on peut visiter lorsque la pluie nous confine à l'intérieur. Installé au-dessus du Café des Sports (chez Peter) à Horta, il abrite de magnifiques collections de sculptures sur dents de cachalots . Les premières ayant été réalisées par les marins qui occupaient ainsi le temps.
L'île de PICO n'offrant pas d'abri sûr pour les bateaux, nous avons profité des ferry locaux pour nous y rendre et y passer la journée en louant une voiture avec nos joyeux voisins de ponton, Nadine, Loulou et Bruno de Riga. Le sol, presque entièrement recouvert de lave noire issue des diverses explosions volcaniques, nous rappelle (avec nostalgie) Lanzarote des Canaries ... Son imposant volcan (2351m), difficilement accessible car souvent dans la brume, est le plus haut sommet des Açores et du Portugal. Après la culture du blé, celle de la vigne a pris une place centrale dans l'économie de l'île. Mais au XVIIIème siècle, l'oïdium et le phylloxéra ravageant les cultures, va également se développer la chasse du cachalot et de la baleine. Cette activité sera interdite en 1984 alors même qu'elle était déjà naturellement en train de disparaître en raison de la perte d'intérêt pour les produits issus de cette chasse.
Aujourd'hui, heureusement, le vin reprend peu à peu de l'importance et le tourisme est en plein développement. Toujours un peu à court de temps, nous nous sommes promis d'y revenir pour la découvrir à pied et s'enfoncer au coeur de cette nature sauvage ...
FLORES (ACORES) du 12/06/2009 au 20/06/2009 Et le matin du 12 juin, surgit, dans la lumière du soleil levant, FLORES (la plus occidentale des Açores). Cela faisait tant d'années que nous avions envie de découvrir les Açores (région autonome du Portugal) que les larmes nous sont montées aux yeux ... Notre rêve s'est enfin réalisé ... Et puis, il y aussi le fait d'avoir réussi ce tour d'Atlantique. Cela nous est arrivé quelques fois, dans des conditions de mer insupportables, de se poser des questions sur le retour ... Heureusement que nous avons tenu bon et que nous avons cru en nous. A peine installés dans le port de Lajes, nous retrouvons avec bonheur l'ambiance "voyage" du début de notre périple. Entre autres, nous avons fait plus ample connaissance de la petite famille de Catherine et Alain à bord d'"Eolica" avec lesquels nous avions seulement un contact radio pendant la transat. Ensemble, nous avons découvert l'île et ses paysages enchanteurs. Si cela vous tente, ils proposent, à bord de leur Sun Kiss 47, des mini-croisières autour de l'Atlantique Nord. Nous sommes si bien en leur compagnie que nous avons plaisir à faire leur "promotion" (www.eolica-croisiere.com). FLORES EST UN THEATRE DE VERDURE ! C'est la palette de tous les tons de verts possibles et inimaginables. Ce sont aussi des milliers de lapins qui ont envahi l'île n'ayant pas de prédateurs et qui sont régulés par des battues ! Ce sont d'anciens "voileux" français qui en sont tombés amoureux et qui s'y sont installés. Il y a entre autres Flo et Béru qui, basés à Lajes, seront bientôt en mesure de fournir des services aux plaisanciers de passage. C'est aussi de bons petits restos tels que "La Casa do Rei" et sa cuisine raffinée (http://restaurantecasadorei.com/).
Ici, chacun produit ses légumes, sa volaille ... Un cargo passe une fois par semaine pour remplir de "frais" les supermarchés. Bref, on se croirait au bout du monde ...
TRAVERSEE (RETOUR) DE L'ATLANTIQUE du 25/05/2009 au 12/06/2009 Rien à voir avec l'aller ! La météo était assez variée : près bon plein, portant sous spi, moteur, avec dans les moments les plus "ventés" une mer toujours à taille humaine ... Nous avons pu vivre dehors ! Le spi était content de sortir enfin du fond du coffre où il commencait à moisir et nous a offert de belles navigations sur mer presque plate, sous le soleil ... Nous avons mis 18 jours pour avaler le même nombre de milles (2100) au lieu de 15 à l'aller car nous n'avons pas fait route directe au début, mais sans regrets.
Nous avons eu la chance de pêcher une belle dorade coryphène qui nous a bien nourris pendant 3 jours. Lorsque nous avancions au ralenti, la mer était si belle sous le soleil que nous avons eu envie de nous baigner mais impossible à cause de passages fréquents de méduses physallis ou "galères portugaises" qui, paraît-il sont très urtiquantes, voire mortelles d'après certains. Ce sont les copains ("Aunis", "Witti Te Ra" et "EOLICA") avec lesquels nous étions en contact radio chaque jour qui nous ont mis en garde ! Tous les après-midi, après la vacation radio de 14H00, c'était séquence cinéma, puis chacun vacait à ses occupations : lecture, prise de la météo, réglage des voiles, préparation du repas ... Bref, nous n'avons pas vu le temps passer ! Grâce au radar AIS qui nous permettait de détecter les cargos (nombreux sur cette route) et de nous avertir de tout risque de collision, nous n'assurions plus la veille que toutes les heures et nous sommes donc arrivés à Flores frais et dispos ! Par contre, plus nous avancions vers le Nord-Est, plus nous avions ... FROID. Pas de doute, nous sommes vraiment sur la route du retour ...
SAINT-MARTIN (partie Française) du 14/05/2009 au 25/05/2009 Ca y est, nous y voilà. Saint-Martin, notre dernière escale caraïbeenne. Avec quelques jours de retard par rapport au calendrier de départ mais nous aurons encore le temps de passer un bon mois aux Açores si nous ne tardons pas à partir ! La marina de Fort Louis, dans laquelle nous avons choisi de nous installer pour les derniers préparatifs, est pleine de bateaux sur le retour. Notamment, nous y avons retrouvé Jean-Yves, rencontré au Cap Vert, grand navigateur solitaire qui a dû faire demi-tour suite à des dégâts matériels (perte de la pâle de son régulateur d'allure, bas-étai cassé) et qui est prêt à repartir. Le moral est au beau fixe car nous partagerons ces derniers jours avec les copains de "PORTAULOIN" qui viennent d'arriver et qui sont eux aussi sur le retour. Echanges d'avis notamment sur les prévisions météo. Il va falloir "jouer" avec les dépressions et l'anticyclone pour essayer de faire route directe. La distance est la même qu'à l'aller (2100 milles soit presque 4000 kms) mais les chances de faire route directe étant faibles, il faudra plutôt compter sur une moyenne de 3 semaines de voyage. Après un mois passé à vivre au mouillage, en totale autonomie énergétique (propre production électricité grâce à nos panneaux solaires et l'éolienne, propre production d'eau grâce au dessalinisateur) et en totale "liberté" de vie, nous avons un peu de mal à supporter d'être "enfermés" dans la marina.
La particularité de l'île c'est qu'elle est partagée entre la Hollande et la France. La partie française est la plus importante en superficie. Son statut de port franc facilitant l'apport de capitaux et leur rentabilité a attiré la finance "off shore". La construction de nombreux complexes hôteliers a entraîné une forte immigration de travailleurs plus ou moins clandestins Haïtiens et Dominicais. Effectivement, la population de Marigot, capitale de la partie française, est très cosmopolite (Haïtiens, Américains, Européens, Chinois, Indiens, Sud-américains ...). Malheureusement, depuis que nous sommes dans les Caraïbes, nos contacts avec les "locaux" sont quasiment inexistants étant donné que nous ne sommes jamais restés suffisamment longtemps à chaque escale. C'est pourquoi, il a été plus facile de photographier la faune locale (chèvres, lézards, pélicans ...) que les populations locales !!! Dernier "snorkelling" (plongée en apnée) au Rocher Créole du mouillage de Grand Case, dîner dans un "lolo" (restaurant local) et soirée Salsa au Calmos Café, en compagnie de "Portauloin" et de "La Comète", seront nos derniers bons moments caraïbéens ! (Petite info à ceux qui envisagent de passer par là : tous les jeudis soirs au Calmos café, soirée Salsa et le samedi soir, au Martini Blue, soirée reggae). A bientôt, de l'autre côté de l'Atlantique !
ANTIGUA du 05/05/2009 au 13/05/2009 Antigua, le royaume de la plaisance de luxe ! L'ancre jetée dans le mouillage très bien abrité de Falmouth Harbour, nous nous sentons un peu perdus parmi tous ces bateaux américains et canadiens. Plus de copains, une langue, l'anglais, que nous ne maîtrisons pas aussi bien que l'espagnol ... Bref, nous nous rendons aux services de l'immigration afin de faire les traditionnelles formalités d'entrée. Ici, tout se paye : le séjour au mouillage même sur ancre, le droit de naviguer, la taxe de port, l'entretien du site ... Très vite, nous nous procurons quelques documents touristiques et cartes de vues satellites sur le GPS afin de s'organiser de petites ballades non plus sous-marines mais terrestres, cette fois-ci. D'ailleurs, le climat s'y prête plus qu'en Guadeloupe. Il pleut moins et c'est assez venté, donc on ne souffre pas trop de la chaleur ! Pour ceux qui envisagent de séjourner dans le coin, nous vous conseillons le tour de la colline de Middle Ground en passant par le Fort Berkeley (dont la vue sur le mouillage de English Harbour est magnifique) et retour par Pigeon Beach. Nous nous sommes également rendus à Shirley Heights par la route et retour par Charlotte Point et Freeman Beach. La ballade est superbe en front de mer, à travers les aloe vera en fleurs que butinent les colibris et des cactus de toutes sortes et de toutes tailles dont les couleurs tranchent avec les eaux turquoises. Plus rien à voir avec la végétation luxuriante de Martinique, Dominique et Guadeloupe !
Quant aux bateaux mouillés autour de nous, pas de rigolos comme nous avons pu le découvrir à Deshaies où le soir s'arrêtaient beaucoup de bateaux de location. Notamment, une nuit où le vent s'est mis à souffler, un voilier de 12/13 m s'est mis à déraper. Le vent l'a porté sur le bateau voisin et les deux mouillages se sont emmêlés. Imaginez la suite ... Ils ont passé au moins une heure à tourner au moteur l'un derrière l'autre dans le mouillage afin de se démêler les chaînes, quelle ambiance ... D'ailleurs, au Bourg des Saintes, en pleine nuit également, nous avons eu un bateau qui a dérapé sur nous et qui nous a encastré le balcon avant et les feux de route ! Avant de quitter Falmouth Harbour, nous avons décidé d'aller dîner "dehors". A défaut de resto typiquement local, nous avons atterri dans une pizzeria dont les patrons Gustavo et Hélène nous ont accueillis avec chaleur à un moment où les rencontres devenaient rares. Ensemble, nous avons échangé sur nos différents voyages et nous avons eu beaucoup de plaisir à les écouter nous parler de cette île où ils vivent depuis déjà quelques années (Pizzeria/French Restaurant LE CAP HORN - English Harbour - Antigua, West Indies). Nous les remercions pour cette belle fin de soirée ! Etape suivante : Carlisle Bay : mouillage aux eaux turquoises, ballades sous-marines et terrestres. Dimanche soir, fin de week-end, les quelques bateaux quittent les lieux et nous découvrons en rentrant de ballade que nous serons seuls, pour la première fois depuis longtemps. Quant un nouveau bateau arrive dans le mouillage avec un look bien frenchy et familier. Mais bien sûr, il s'agit du bateau "Miti" de Valérie et David et leurs enfants rencontrés au Cap Vert et que nous n'avons pas revus depuis ! Retrouvailles joyeuses et toutes à fait inattendues autour d'un ti-punch ! Et le lendemain, encore une fois, il nous faut partir car la route du retour nous appelle et nous devons accomplir les formalités de sortie à Jolly Harbour. C'est le coeur gros que l'on hisse les voiles sous les adieux de toute la petite famille. Alors que nous avançons tranquillement sur les eaux turquoises en longeant les magnifiques plages de sable blanc, nous apprenons par SMS que Nicole et Pierre à bord de"Anegada" envisagent de nous retrouver à Jolly Harbour. Rencontrés également au Cap Vert, c'est la première fois que nous allons nous retrouver et le sourire revient sur nos lèvres ! Ce sera notre dernière belle soirée à Antigua avant de regagner St Martin pour préparer Tim'jak à sa deuxième traversée de l'Atlantique, direction les Açores !
LES SAINTES ET LA GUADELOUPE du 25/04/2009 au 04/05/2009 Comme vous pouvez le constater les étapes sont de plus en plus courtes sur la route du retour ... Comme prévu, nous avons retrouvé Nando et Françoise à bord de "Shengli" qui nous attendaient dans la baie du Bourg des Saintes (îles dépendantes de la Guadeloupe). Formalités d'entrée en Guadeloupe accomplies, nous quittons ensemble ce mouillage très inconfortable et ce village trop touristique à notre goût et allons retrouver "Portauloin" à l'îlet aux Cabrits. Et là, nous nous sommes régalés en plongeant en apnée chaque jour pour aller admirer les nombreux poissons coralliens dont les photos sous-marines sont, pour votre plaisir, en ligne sur notre site. Depuis que nous naviguons aux Antilles, nous sommes assez déçus par la surfréquentation des sites, mais à l'îlet aux Cabrits nous sommes enfin tranquilles ! A la tombée du jour, le chant des oiseaux de la forêt entre par les hublots du bateau. Nous aimons contempler le ballet des pélicans et des frégates à la recherche de nourriture avant de se retrouver les uns et les autres autour d'un bon dîner. Le temps passe et nous devons, à présent, mettre le cap vers la Guadeloupe alors que "Portauloin" préfère passer d'abord par Marie-Galante. "Vanille" nous avait conseillé de jeter l'ancre au Nord de Basse-Terre, dans la baie du village de Deshaies. Nous allons donc nous y rendre mais en passant par la réserve Cousteau sur la côte "sous le vent" où nous avons fait notre baptême de plongée en bouteille dans cet aquarium naturel. C'est le "Centre de plongée des îlets" de la plage de Malendure que nous avons choisi et nous sommes très satisfaits de leur accueil et du fait que les sorties sont organisées en petits groupes. (www.centredesilets.fr) Là encore, nous avons eu le bonheur de cotoyer tortues, perroquets, chirurgiens, chevaliers, murènes ... Quelle sensation inoubliable de "voler" au-dessus des fonds sous-marins et de se mélanger à ses habitants !
Deshaies nous accueille, dernière escale en Guadeloupe. La rue principale est occupée par des petits vendeurs de fruits et de légumes et nous nous sommes régalés de pamplemousses, ananas, mangues, papayes, corrosol, bananes en tous genre. En effet, certaines se consomment en dessert et d'autres en légumes. C'est délicieux en accompagnement d'un bon boudin antillais ou d'une bonne darne grillée de dorade coryphène ou de thazard ! Là encore, ce mouillage n'est pas si confortable que çà puisque la houle arrive à le rendre rouleur mais cela reste encore supportable. Côté météo, nous sommes un peu déçus car il pleut souvent ! Donc finalement, nous sommes mieux dans l'eau à visiter les fonds sous-marins que sur terre ! Chaque fin d'après-midi, les bateaux arrivent par dizaines pour passer la nuit ... Nous regrettons l'ambiance "voyage" que nous avons connue "de l'autre côté" et que nous retrouverons peut-être aux Açores. On peut l'avouer maintenant : bien que notre escale "Antilles" aura été trop courte pour vraiment se l'approprier, un sentiment de nostalgie de l'ambiance sénégalaise et cap-verdienne est en train de naître ...
LA DOMINIQUE du 20/04/2009 au 24/04/2009 Petite escale à Portsmouth dans le but de retrouver "Vanille" et "Portauloin", les uns revenant des Saintes et s'apprêtant à laisser leur bateau en Martinique afin de pouvoir rentrer en France pour un mois avant de continuer leur voyage, les autres (en année sabbatique également) en route pour Saint-Martin d'où ils partiront pour rentrer en France par les Açores. La Dominique nous a complètement séduits (malgré l'inconfortablilité du mouillage rendu rouleur par la houle qui s'enroule autour de l'île) ! . Les Français et les Anglais se la sont disputée pendant des siècles et elle est devenue indépendante depuis 1978. Elle fut ravagée par le terrible cyclone "David" en 1979. L'agriculture reste le secteur économique le plus important : agrumes, fruits, cacao ... et le tourisme en est à ses balbutiements, ce qui fait que la Dominique reste encore belle et sauvage. C'est une île entièrement montagneuse, couverte d'une épaisse forêt tropicale, traversée par d'innombrables cours d'eau alimentés par des cascades splendides. C'est notamment celle de Victoria Falls que nous avons découverte tous ensemble accompagnés d'un jeune guide local, les sentiers n'étant pas balisés. Pas de photos de la remontée de la rivière jusqu'à la chute étant donné que c'était presque du canyonning ! Que d'émotions et que de fou-rires !
Comme dans les îles visitées précédemment, les majestueux et étincelants cocotiers balancent leurs palmes au gré du vent et nous pouvons, à notre guise, nous régaler de leurs fruits jonchant le sol. Du fait de son histoire, les Dominicains parlent surtout anglais et roulent évidemment à gauche. Malgré une certaine "pauvreté", les villages sont bien entretenus et très fleuris. Un régal pour les yeux ! Certains parlent quand même créole mais aussi un peu français. N'ayant peu de temps pour nous remettre à l'anglais, cela nous a permis d'aller plus facilement à leur rencontre. Hélàs, l'étape sera courte mais elle nous a donné envie d'y revenir ... En attendant, notre prochaine étape sera l'archipel des Saintes. Ces îles font partie du territoire guadeloupéen. Nous y avons rendez-vous avec Fernando et Françoise de "Shengli", rencontrés aux Canaries et que nous n'avons revus depuis !
LA MARTINIQUE du 01/04/2009 au 19/04/2009 Nous voici de retour à bord de Tim'jak qui nous a attendu sagement dans la marina du Marin pendant ces deux longs mois douloureux passés en France auprès de nos proches. Avant de reprendre le récit de nos aventures, nous souhaitons vivement remercier tous ceux qui nous ont accompagnés, chacun à sa façon, dans ces moments difficiles. Encore une fois, on a compris que l'amour des autres n'a pas de prix. Grâce à des amis très fidèles, nous avons pu bénéficier de places en "classe affaires" pour le voyage retour Paris-Fort de France. Ce grand confort nous a permis d'évacuer le stress accumulé et de nous détendre grâce à un équipage fort attentionné. L'arrivée à l'aéroport de Fort de France fut tout aussi agréable car le jeune Simon, un ancien étudiant de Jean qui vit sur son bateau au Marin, nous attendait et nous a raccompagnés au bateau dans la moiteur de la nuit martiniquaise. Il faut vous dire que Simon a veillé sur Tim'jak attentivement en notre absence et nous l'en remercions chaleureusement.
Une petite surprise nous attend à bord : un petit mot glissé dans la porte par l'équipage de Portauloin, avec lesquels nous avons visité Santa Antao au Cap Vert, nous informant qu'ils sont dans le port pendant quelques jours ! Très vite, nous nous retrouvons avec bonheur autour d'un Ti'punch ... le voyage continue ! Par contre, pas facile de se readapter physiquement à la différence de température et au décalage horaire (6 heures en moins actuellement avec la métropole). Mais petit à petit, nous reprenons rapidement nos marques. De toute façon, nous n'avons pas le choix car, avant de repartir, nous avons du boulot : apporter des modifications au pilote automatique qui nous a joué des tours pendant la transat, faire la chasse aux cafards qui se sont tranquillement installés à bord, vérifier l'état du gréement, refaire les pleins de conserves car, hélas, il va falloir bientôt songer à retraverser vers les Açores au mois de mai ! Grâce à Simon, nous avons pu nous accorder une journée de "congés" en nous laissant guider à travers l'île, qui porte bien son nom de "l'île aux fleurs". Sur la route de la Trace, il nous a emmenés visiter le magnifique "jardin de BALATA" au nord de l'île. Nous avons été éblouis par tant de couleurs ! Vous le découvrirez à travers nos nombreuses photos. Notre seul regret, c'est que nous n'avons pas pris le temps de relever les noms de chaque espèces mais chacun pourra peut-être en identifier quelques-unes ... Après un petit arrêt au pied de la Montagne Pelée (1397m) dont le sommet est souvent dans la brume, on a du mal à imaginer que ce volcan a été meurtrier il y a un siècle. Notre charmant guide nous réserve une petite surprise "humide" en nous faisant découvrir les gorges de la Falaise à l'entrée nord du petit bourg de l'Ajoupa-Bouillon, toujours dans le nord de l'île. Il s'agit d'une randonnée dans le lit de la rivière Falaise en remontant à travers les cailloux et les vasques d'eau bouillonnante entre deux murs de 120 m de haut jusqu'à une belle chute d'eau qui marque le point final de cette escapade ! Mais vous ne pourrez que l'imaginer car, bien entendu, il n'y a pas de photos à l'appui ! La Martinique ne sera pour nous qu'une escale technique étant donné que notre séjour aux Antilles sera plus court que prévu. Mais en partant, nous prévoyons de jeter l'ancre à l'anse d'Arlet car les copains qui sont passés par là avant nous, ont pu observer des tortues ! Mais nous ne sommes pas encore prêts en ce 15 avril ! Toujours en compagnie de Simon et de ses copains sur "le Sid", nous avons pu tester le bateau en allant passer le week-end de Pâques sur l'île de Sainte-Lucie (ancienne colonie anglaise aujourd'hui indépendante) à quelques 20 milles au sud de la Martinique (soit environ 4 heures de navigation). Juste le temps de se rendre compte qu'il n'y a plus l'ambiance "voyage" qui nous a tant touchée de l'autre côté de l'Atlantique. En effet, ici c'est le "paradis" de la location et des charters et les relations ne sont plus aussi chaleureuses. Tous nos copains sont unanimes : la plupart des rencontres faites sont surtout des retrouvailles ...
Ce qui fut le cas à notre retour dans la marina du Marin en croisant la route de Jean et Liliane sur "Rataillo" rencontrés au Cap-Vert également. Evidemment, comme vous pouvez vous en douter maintenant, nous n'allons pas tarder à fêter nos retrouvailles à bord de Tim'jak ! La suite de notre programme sera de remonter au nord de l'Archipel des Petites Antilles jusqu'à Saint-Martin afin d'y attendre une météo favorable pour le retour. Nous avons appris que "Vanille" et "Shengli" (que nous n'avons pas revu depuis les Canaries) sont "dans le coin". Nous sommes impatients de les retrouver !
TRAVERSEE (ALLER) DE L'ATLANTIQUE du 09/01/2009 au 24/01/2009 Enfin, après avoir été reportée plusieurs fois pour des raisons propres à chacun, la date de départ pour "Tim'jak" et "Vanille" est définitivement fixée au vendredi 9 janvier. La veille, nous nous retrouvons une dernière fois autour d'un bon repas. Le lendemain, après avoir fait nos adieux, tout le ponton est là pour nous aider à larguer les amarres dans un concert de cornes de brume. Les larmes nous montent aux yeux ... Ce voyage est une formidable aventure humaine ! La Martinique est à 2100 milles soit environ 4000 kms que nous avons avalés en 15 jours avec en moyenne 20 à 25 noeuds de vent au portant, des rafales sous les grains et une houle croisée de 3 voire 4 mètres. Nous n'avons même pas eu besoin de sortir la grand'voile, un petit bout de génois à l'avant nous a suffit ! Nous avons pêché au départ une dorade coryphène que nous avons pu cuisiner malgré le roulis. Puis le vent forcissant et la mer devenant "très forte" selon le terme météo, nous sommes restés à l'abri des vagues à l'intérieur du bateau. Nous sortions uniquement pour régler le génois sous les grains. A l'intérieur du bateau, nous avions tendu un filet dans le carré afin d'y stocker des fruits et légumes que nous avons retrouvés dans la bibliothèque ou dans le moteur ... Mais malgré tout, nous sommes arrivés à nous faire de la cuisine et du pain car nous nous sommes très vite amarinés.
Chacun devait veiller les cargos pendant deux heures à raison d'un tour d'horizon toutes les 15 minutes grâce à un instrument très précieux en navigation : le minuteur de cuisine ! En effet, avec un bon pilote automatique et un bon minuteur, on peut faire le tour du monde ! Finalement, des cargos nous en avons très peu croisés mais chaque nuit nous cherchions à l'horizon la petite lumière de "Vanille" ! Et puis il y avait les contacts quotidiens à la VHF avec Tom et Nadine qui vivaient les mêmes choses que nous et cela faisait du bien de pouvoir se soulager et de rigoler un bon coup car vivre dans ces conditions nous a paru bien long ! On nous avait dit que pendant la transat : - on n'aurait pas de réglages de voiles à faire car les alizés sont des vents réguliers : FAUX, nous n'avons fait que ça enrouler et dérouler le génois sous les grains ! - on aurait besoin d'un taud pour se protéger du soleil : FAUX, le ciel était souvent nuageux et sous les grains il pleuvait et de toutes les façons, nous étions à l'abri des paquets de mer à l'intérieur du bateau - on pouvait se sentir comme dans le tambour d'une machine à laver : VRAI ! - on était tellement tranquille que l'on était pas pressé de retrouver la terre et la civilisation : FAUX ! Enfin, le 24 janvier au matin, la Martinique est en vue ! Nous jetons l'ancre au mouillage de Sainte-Anne près de la marina du Marin parmi des centaines de voiliers. Nous sommes dans un autre monde ! Mais nous ne pourrons pas vous en dire plus pour l'instant car un évènement familial nous a obligé à rentrer en France après avoir laissé "Tim'jak" à la marina du Marin jusqu'à notre retour.
ILE DE SAO VICENTE et DE SAO ANTAO (CAP-VERT) du 24/12/2008 au 09/01/2009 Le 24 décembre en fin d'après-midi, atterrissage à la Marina de Mindelo, la "capitale" de l'île de Sao Vicente, notre dernière escale au Cap Vert. Nous sommes accueillis par Tom et Nadine sur "Vanille", rencontrés à Palmeira (île de Sal) qui nous proposent de passer le réveillon de Noël ensemble ! Chacun va alors chercher au plus profond des coffres, confits, foie gras, vin doux .... Ce fut un festin car tout à fait improvisé ! Mindelo, c'est la ville de la célèbre "diva aux pieds nus", Césaria Evora, devenue célèbre à 47 ans ! Elle est l'interprète, entre autres, de la "morna", née du mariage du fado portugais et des différentes influences apportées par les marins de passage au XIX siècle. Elle est l'expression même de la "saudade", sentiment mêlé de nostalgie et de tristesse, caractéristique de la "capverdianité". La musique résonne partout à Mindelo et l'on a la chance, encore, de pouvoir rencontrer quelques musiciens dans les bars ou sur la place plublique.
Cette escale est consacrée essentiellement à la préparation de Tim'jak pour le "grand saut" de l'autre côté : vérification du gréement, pleins d'eau et de gas-oil, derniers approvisionnements en vivres, organisation du planning des rendez-vous radios avec les autres bateaux, en partance comme nous vers la Martinique : notamment "Vanille". Afin de faire baisser la pression occasionnée par les préparatifs et l'appréhension de cette étape qui sera pour nous importante tant du point de vue physique, que psychologique (elle devrait durer environ une vingtaine de jours), nous décidons avec l'équipage de "Vanille" (Tom et Nadine) et de Portauloin" (Philippe, Sophie et Capucine) de partir randonner 3 jours dans les magnifiques vallées verdoyantes de Sao Antao. L'île n'offrant aucun abri pour les bateaux, nous les laissons à la marina et réservons un petit hôtel à Vila das Pombas sur la côte Nord-Est. La traversée entre les deux îles ne dure qu'une heure et à peine partis, c'est l'hécatombe parmi les passagers capverdiens ravagés par le mal de mer ! Nous, il nous en faut plus maintenant .... Sao Antao, c'est l'île de la canne à sucre, une véritable institution, une affaire de famille, l'une de ses principales activités. Le tourisme en plein développement reste néanmoins assez discret. Notre première rando, et la plus importante, fut de descendre jusqu'à notre hôtel à pied depuis le cratère cultivé de Cova (environ 5 heures de marche) au coeur de la Ribeira de Paul. Nous sommes en admiration devant les champs de canne à sucre dont les fleurs filtrent la lumière du soleil. C'est tout simplement MAGNIFIQUE !
Sur le chemin, nous avons l'occasion de déguster le café local chez Sandro et découvrons avec surprise qu'il a planté quelques pieds de fraisiers ! Dans la vallée, ce n'est que caféiers, néfliers, arbres à pain, igname, manioc, salades, bananiers, cocotiers, papayers ... L'île, à elle seule, nourrit une bonne partie de l'archipel. Des planteurs de cannes à sucre nous ont accordé un peu de leur temps pour nous faire découvrir le plaisir de mâcher la tige de la canne et d'en recueillir le jus. C'est là aussi tout simplement DELICIEUX ! Chaque soir, nous organisons la journée du lendemain selon les envies des uns et des autres. Ainsi, nous décidons de nous rendre en "aluguer" au village de Fontainhas par une petite route qui surplombe la mer. Et là, nous découvrons un petit village, au bout du monde, accroché à la falaise. On se demande comment les gens ont pu élire domicile dans un endroit aussi escarpé ! Nous sommes presque mal à l'aise de déambuler dans les ruelles étroites et avons l'impression de "violer" leur intimité. Pourtant, là aussi, nous sommes accueillis avec le sourire ! Il est temps de rentrer car il est temps de traverser ... Quitter le bateau et le port nous a fait du bien et maintenant, nous sommes prêts à faire le "grand saut physique et psychologique" de l'autre côté. Les formalités de sortie du Cap Vert faites, nous allons nous retrouver avec "Vanille" et "Portauloin" une dernière fois autour d'une bonne table afin de se dire "au revoir" car dans les jours qui viennent, les uns après les autres, nous allons tourner le dos, non sans tristesse, à la douceur et à la nonchalance capverdienne en espérant y revenir un jour ... Avant de partir, nous en profitons pour souhaiter à tous ceux que l'on aurait oubliés, une très belle année 2009 !
ILE DE SAO NICOLAO (CAP-VERT) du 20/12/2008 au 24/12/2008 Le but de notre escale à Sao Nicolao, c'est de faire un peu d'exercice car depuis que nous avons quitté les Canaries, nous n'avons pas eu vraiment l'occasion de nous baigner ou de randonner mais plutôt de découvrir la gastronomie locale ! Ceci dit, c'était aussi le but de ce voyage ! A peine l'ancre jetée au pied du Monte Gordo devant le port de pêche et de commerce de Tarrafal (construit par les Russes dans les années 85), nous enfilons les combinaisons et plongeons avec délices dans les eaux turquoises de la baie à la découverte de ses habitants fort nombreux et hauts en couleurs !
Le soir, nous tentons de pêcher en mettant une ligne à l'eau depuis le bateau et, à la tombée de la nuit, au bout de la ligne s'agite un petit ... requin que nous avons sagement laissé partir ! Mais rassurez-vous une bonne tranche de thon rouge achetée le matin aux pêcheurs était en train de griller dans la poêle. .. Il est vrai que, faute de pêcher, nous avons toujours les pêcheurs locaux qui nous vendent, pour trois fois rien, du poisson frais chaque jour et nous nous régalons ! Grâce à Francili, un jeune capverdien, qui nous accueille avec le sourire lors de notre descente à terre, nous nous rendons à la police maritime faire les traditionnelles formalités d'entrée dans l'île. En fait, non seulement nous devons faire une entrée et une sortie dans chaque pays visité mais dans certains archipels, il faut en plus faire une entrée et une sortie dans chaque île ! Cela nous permet de faire connaissance avec la population locale. Donc, formalités accomplies et équipés pour partir aussitôt faire une petite excursion toute en descente de Cachaço à Ribeira Brava (la capitale), nous faisons la connaissance de deux suédois Anna et Hoken qui se joignent à nous. Ensemble, nous partons le lendemain à la découverte de la magnifique et humide vallée de Ribeira da Prata. La vie résonne de partout : enfants, coqs, ânes, musique à tue-tête ! Un groupe de jeunes sur le toit d'une maison nous joue la sérénade. Nous dégustons le rhume "grogue" local dans les "trapiches", distillerie artisanales. Partout, nous sommes accueillis avec bienveillance et sourire ! Sao Nicolau, une île encore vierge du tourisme !
ILE DE SAL (CAP-VERT) du 04/12/2008 au 20/12/2008 Pour beaucoup de voyageurs, l'île de Sal au nord-est de l'archipel, est le premier contact avec le Cap-Vert. C'est l'île la plus développée touristiquement. Elle offre de belles plages de sable blond au sud et attire les amoureux des sports de glisse. Des compétitions internationales y ont lieu depuis quelques années. Géographiquement, elle est plutôt plate et désséchée mais il règne, là aussi, une ambiance paisible qui nous a encore une fois beaucoup touchés. Le port de la Palmeira à l'ouest de l'île est fréquenté par les cargos et les bateaux de pêche et le mouillage est encombré par les épaves et les rochers. Grâce à l'accueil de Christian et Martine, de "Hasta Luego III", au mouillage depuis quelques jours, nous jetons l'ancre en toute sécurité et nous nous rendons à leur bord afin de faire connaissance et de recueillir quelques informations bien utiles, notamment en ce qui concerne les formalités de police. Celle-ci étant fermée le week-end, nous descendons quand même à terre en leur compagnie afin de prendre quelques repères dans le village (cybercafé, police, bureau du port, boulangerie, épicerie, douches municipales ...). C'est Sandro, un petit cap-verdien de 10 ans qui nous amarre notre annexe au quai et qui nous fait découvrir son village.
Le Cap-Vert est une ancienne colonie portugaise, devenue République en 1975. On y parle le créole ou le portugais mais grâce à l'espagnol (tout comme à Madère), nous arrivons à communiquer. Très vite, attablés au bar des pêcheurs autour du punch local, nous faisons de nouvelles connaissances : Loïc qui navigue autour de l'Atlantique Nord depuis 15 ans et dont le business est, en autre, la réparation de bateaux cyclonés ramenés des Antilles à Dakar pour travaux qui nous raconte le Cap-Vert à sa façon, Marjorie, une jeune étudiante en Environnement. Nous retrouvons également Jean-Luc, un Suisse rencontré à Dakar. Bref, notre "installation" sur l'île commence plutôt bien ! Que serait ce voyage sans les liens qui se font et se défont au rythme des escales ... Formalités de police faites, nous nous laissons embarquer par un "aluguer", transport en commun local, jusqu'à Espargos, un gros village qui tient son nom des petites asperges qui poussaient lorsque les pluies s'arrêtaient encore au Cap Vert. C'est là que se concentre 70% de la population et que l'on peut se ravitailler car les magasins sont bien achalandés. Ici, on prépare Noël. Guirlandes et sapins en plastique apparaissent peu à peu dans les vitrines et c'est là qu'on réalise que l'on est loin de chez soi. Nous, à Noël, on sera probablement à Mindelo sur l'île de Sao Vicente en espérant découvrir les préparatifs de cette fête. L'île de Sal doit son nom à la saline de Pedra de Lume. Dans un cratère dont le fond est en dessous du niveau de la mer, s'évaporent des eaux en provenance de la mer. Le sel fut la principale exportation jusqu'au milieu du XXème siècle. Aujourd'hui, l'exploitation par les Salins du Midi sert uniquement à la consommation capverdienne. Comme nous l'avons tristement entendu dans certains reportages, le Cap Vert "est à vendre" ... En effet, nous nous sommes rendus au sud de l'île, à Santa Maria, le plus ancien village de l'île noyé sous les hôtels, les agences immobilières et les panneaux de promotions immobilières ! Ses grandes plages aux eaux turquoises agitées par les alizés attirent les amoureux des sports nautiques ! Imprégnés maintenant de l'ambiance paisible du Cap-Vert, nous mourrons d'envie d'en découvrir un peu plus mais hélàs un vent fort établi pour quelques jours ne nous incite pas à quitter le mouillage de La Palmeira où nous sommes bien à l'abri. Nous prenons donc notre mal en patience en nous occupant à bord, en recevant les voisins de mouillage autour d'un café, de vidéos ... Nous n'avons pas vu passer ces 15 jours passés au mouillage à attendre une météo plus favorable pour continuer vers l'île de Sao Nicolao tant ils ont été riches de rencontres ! Le petit Sandro nous a présenté toute sa famille : ses parents Juan le pêcheur et Fatima, mais aussi ses frères et soeurs : Kiki, Gildo et Naldo. Ensemble avec une bonne partie des familles au mouillage, nous avons découvert les alentours de leur village, visité l'usine de déssalinisation ainsi que les élevages de langoustes. Nous nous sommes retrouvés également devant leur modeste maison autour de brochettes de coquillages et de poissons, le tout arrosé, bien sûr, du punch local composé par Supirinha, au bar du coin. La soirée s'est écoulée paisiblement au son de la musique capverdienne. Mais il est temps de partir et les adieux sont difficiles car nous nous sommes attachés à cette petite famille si accueillante, à ses enfants si vivants, que nous ne reverrons peut-être plus ...
TRAVERSEE SENEGAL - CAP-VERT (Ile de SAL) , du 01/12/2008 au 04/12/2008 Petite anecdote très commune au Sénégal : Tout comme la police de Dakar lors de notre entrée sur le territoire sénégalais, la police de Ziguinchor en Casamance a voulu nous faire payer le tampon de sortie apposé sur nos passeports. Or, bien informés par "radio ponton" que cela n'était pas légal, nous ne nous sommes pas laissés faire et avons finalement eu gain de cause. Il faut dire qu'après un mois passé au Sénégal, nous avions quelques "tactiques" pour déjouer "les pièges à toubabs" (toubab = européen). Passeports tamponnés le 28/11/2008, météo prise, nous quittons Ziguinchor et les copains de route avec une pointe de tristesse et prévoyons de descendre le fleuve en 2 jours afin de rejoindre la mer. Lors d'une escale à la Pointe St Georges sur le fleuve pour la nuit, nous faisons connaissance le lendemain matin de Gaëtan et Martine, au mouillage pour la nuit également. Bien intégrés désormais dans le rythme paisible du fleuve et de ses villages tranquilles et hospitaliers, nous acceptons de descendre à terre avec eux afin de rendre visite à un "toubab" en train de construire sa maison et de visiter le village. Séduits par la tranquillité du lieu, nous nous laissons inviter à discuter avec des pêcheurs en train de réparer leurs filets. Petit à petit nous avons laissé faire le temps et sommes partis un peu "en retard" sur notre fenêtre météo. ll nous restait également quelques bricoles à finir (couture sur le génois, finition d'un taud de soleil spécial navigation ...).
Nous avons donc atterri le 4 décembre après-midi à l'île de Sal, au mouillage bien abrité de la Baie da Murdeira, salés de la tête aux pieds, fatigués, mais HEUREUX d'être enfin arrivés au Cap-Vert dont nous parlions depuis tant d'années ! Parfois, on finit par oublier que l'on est en voyage et tout à coup on reprend conscience et là, les émotions vous envahissent ! Nous décidons de nous reposer une journée avant de nous rendre au port principal de La Palmeira afin de faire notre entrée officielle dans l'archipel.
SINE SALOUM ET CASAMANCE (SUD SENEGAL) , du 10/11/2008 au 01/12/2008 Entre-temps, notre plan de route a changé. En effet, la sortie du territoire ne pouvant se faire qu'à Dakar ou à Ziguinchor sur le fleuve Casamance au sud du pays, nous décidons ,sans hésitation, de nous rendre en Casamance en faisant une brève escale à l'entrée du delta du Siné Saloum où nous retrouvons Gérard et Nicole de "Anahita IV" rencontrés à Dakar, avec grand plaisir d'autant plus qu'après notre séjour à Dakar, nous n'étions pas très motivés pour la suite ... Ensemble, nous prenons un "taxi" (c'est à dire un break de 7 places dans lequel on s'entasse à ... 9 personnes) depuis le village de pêcheurs de Djiffer, direction l'île de coquillages de Fadiouth 40kms plus loin après 3 heures de piste ! Bref, vous pouvez imaginer dans quel état nous sommes arrivés !
Le lendemain, les deux bateaux mettent le cap vers le fleuve Casamance en slalommant entre les filets de pêche et les pêcheurs en pirogues qui n'hésitent pas à nous demander de l'eau, des cigarettes, du pain, du chocolat ... Certains ont eu de la chance de recevoir du poisson en échange, cela n'a pas été notre cas ... En deux étapes nous arrivons enfin car pas question de naviguer de nuit au risque de nous prendre l'hélice, le safran ou la quille dans un filet. Côté pêche, c'est toujours la misère. Par contre, de nombreux dauphins nous accompagnent un bout de route. Quand le vent tombe, nous sommes recouverts d'insectes plus ou moins urticants, de papillons, de libellules de toutes les couleurs ! Enfin, "Tim'jak" et "Anahita IV" embouquent le chenal d'entrée dans le fleuve Casamance et jettent l'ancre pour passer la nuit devant le village de pêcheurs de Djogué. Le dépaysement reste total. Ses vergers et ses rizières lui valent le surnom de "grenier du Sénégal" . Villages de cases cachés dans la mangrove à l'ombre des fromagers, immenses pirogues servant au transport des marchandises ... Bref ici la vie s'écoule paisiblement loin de la folie dakaroise et nous réconcilie avec le pays !
Grâce au don de médicaments fait par Gérard et Nicole, et un projet de jumelage avec leur village ardéchois, nous avons pu rentrer un peu plus au coeur du village et faire connaissance des sages du village, du médecin et de l'instituteur. Nous avons plaisir à découvrir une société basée sur la communauté car à Elinkine cohabitent différentes ethnies et différentes nationalités (ghanéens, maliens ...). Notre séjour au Sénégal (pays somme toute très attachant) prendra fin à Ziguinchor "sa capitale". Mouillés devant l'hôtel Kadiandoumagne, nous préparons tranquillement, chaleur oblige, notre prochaine traversée vers les îles du Cap-Vert où nous retrouverons l'air de la mer et les eaux turquoises propices à la baignade !
DAKAR (SENEGAL) , du 27/10/2008 au 07/11/2008 Malgré notre fatigue, c'est avec une grande émotion que nous jetons l'ancre devant le célèbre Club de Voile de Dakar dans la baie de Hann !
Nous avons d'ores et déjà demandé aux Douanes une admission temporaire exceptionnelle du bateau pour 6 mois, le minimum étant de 15 jours seulement et nous devrons rester à Dakar tant que l'autorisation ne nous sera pas délivrée. Ensuite, nous envisageons d'aller visiter le fleuve du Siné Saloum plus au Sud. Bref, à la fin de la journée, les formalités accomplies, nous nous retrouvons sous la tonnelle du CVD autour d'un verre. Et oh surprise, à la nuit tombée, nous remarquons une petite lueur bleue dans le mouillage : Jean-Claude et Denise sont arrivés ! Nous les retrouvons avec joie le lendemain matin au Club. En fait, ici, règne une atmosphère particulière. Il n'y a pas de vie au mouillage. Le soir, peut-être pour des raisons de sécurité, aucun bateau n'est signalé par son feu de mouillage. Personne n'a gonflé son annexe (car il y a des risques de vols) et tout le monde utilise les services du passeur qui vient nous chercher sur simple appel par corne de brume. Alors nous nous retrouvons dans la barque du passeur puis au CVD ou chacun vaque à ses occupations. D'ailleurs, il y fait moins chaud que sur les bateaux !
12 jours se sont écoulés et enfin les Douanes nous remettent l'autorisation temporaire d'importer le bateau au Sénégal pour 6 mois maximum. Il était temps, car maintenant nous n'en pouvons plus des odeurs nauséabondes qui envahissent chaque jour la baie de Hann où nous sommes mouillés : odeurs d'égoûts, des décharges qui brûlent la nuit ! Le bateau est complètement recouvert d'une poussière grasse et rouge et nous ne pouvons même pas vivre dans le cockpit ! En rajoutant bien entendu la chaleur accablante même si nous sommes en saison sèche et que pour les Dakarois, il commence à faire froid ! De plus, nous ne supportons plus que ce soit à Dakar, sur l'île de Gorée, ou au marché artisanal de Soumbedioune, etc., les sollicitations incessantes des vendeurs de rue. Ici, tout s'achète, tout se vend, tout le monde à quelque chose à vendre, un service à proposer. Place de l'Indépendance, au centre de la capitale, on nous reconnaît comme "les voiliers" à cause de notre look et du bronzage que n'ont pas les "toubabs" venus en avion. Mais très vite, on finit par nous laisser tranquille car quelques mots de "wolof" bien placés nous font passer pour des "sénégaulois", c'est à dire des blancs vivant au Sénégal ... TRAVERSEE DE LA GOMERA A DAKAR , du 21/10/2008 au 27/10/2008 Le 21 au matin, c'est avec un peu de nostalgie que nous quittons La Gomera au son de la corne de brume de Françoise et Fernando que nous retrouverons probablement au Cap-Vert dans 1 mois car eux n'ont pas prévu cette escale même si le jour de notre départ, ils nous auraient bien accompagnés.
Pendant 3 jours, en "tenue de combat", (salopette, bottes, cirés) nous avancerons avec seulement un petit bout de génois à l'avant dans une mer blanche d'écume. Les nuits sont impressionnantes car l'écume devient phosporescente. Pour nous détendre un peu, des dizaines de dauphins au ventre rose nous accompagnerons en faisant des cabrioles autour du bateau. Nous croiserons aussi une tortue cachée sous un cageot, des globicéphales et des poissons-lune. Au large du banc dArguin (Mauritanie), des nuées d'oiseaux jouent dans la crête des vagues. Nous baignons dans le sel déposé par les embruns et pour agrémenter tout cela nous recevons de temps des poissons volants sur nos genoux ! (Il paraît que certains se sont fait gifler par des calamars !) Nous envisageons de faire une halte sur la côte mauritanienne afin de réparer et de se reposer mais les relations tendues avec la France suite au coup d'état récent dans ce pays nous ont fait changer d'avis. C'est ainsi que nous avons continué jusqu'à Dakar.
LA GOMERA (CANARIES), du 13/10/2008 au 21/10/2008 Après avoir fait le tour de Tenerife, nous avons proposé à nos "invités" de nous accompagner en bateau jusqu'à la charmante petite île de La Gomera aux senteurs latino-américaines et qui a su se préserver du tourisme de masse. 22000 personnes environ vivent sur ses 369 km2. En cinquante ans, sa population a diminué de moitié et c'est la seule île de l'archipel dont le dépeuplement se poursuit de nos jours.
Pour leur plus grand plaisir, nous avons pu approcher des globicéphales au cours de la petite traversée entre les deux îles et des dauphins nous ont accompagnés un court instant ! Par contre, nos lignes de traînes n'ont rien pêché, encore une fois. La déception est générale parmi les copains de voyage. Rando et "safari-photos"une dernière fois avant de se quitter le 16 octobre et heureusement la nostalgie n'a pas eu le temps de s'installer puisque le soir même nous recevions à bord nos copains bordelais, Jean-Claude et Denise de "Houba" que nous n'avions pas revus depuis leur départ de Bordeaux en juillet dernier. Vous pouvez imaginer que les conversations allaient bon train, depuis le temps ... Le lendemain, c'est "Shengli" qui est venu nous retrouver et que nous avons reçu à bord. Menu : aile de raie à la tomate pêchée dans le port par Jean-Claude ! C'est probablement d'ici que nous partirons pour le Sénégal. Nous en profitons donc pour compléter notre avitaillement en vue de cette traversée (8 jours environ), pour trier les dernières photos et mettre à jour le site, répondre aux derniers mails car à l'avenir et ce, jusqu'au départ pour les Antilles, nous vivrons au mouillage et donc avec sûrement moins de commodités que dans un port. Dans l'ensemble nous avons été séduits par la variété des paysages que ces îles nous ont offerts mais le tourisme étant omniprésent, nous allons apprécier de partir vers des terres plus sauvages.
TENERIFE (CANARIES), du 03/10/2008 au 12/10/2008 Lors de notre année de voyage, nous avons prévu quelques retrouvailles avec famille et amis que nous avons laissés sur le continent et c'est à Ténérife que nous avons notre premier rendez-vous : la maman de Fabienne et Marc, son ami. Leur arrivée est prévue le 4 à l'aéroport Sud de l'île. Nous souhaitons arriver plus tôt pour les accueillir. Point de chute : la petite ville de Las Galletas au sud de l'île où ils ont loué un appartement. Nous aurons tout juste le temps de nous remettre de la très courte traversée depuis Gran Canaria dans une mer très agitée par un vent fort s'accélérant entre les deux îles ! En deux mots, cela fait bien longtemps que nous n'avions pas été douchés de cette façon par la mer mais l'avantage de naviguer par ici, c'est que nous séchons très vite ... ! Nous nous chargeons de récupérer leurs clefs, de louer une voiture pour aller les chercher à l'aéroport et de préparer le dîner à bord du bateau. Quelle ne fut pas leur surprise d'un tel accueil ! Passée l'émotion des retrouvailles, il faut à nouveau s'organiser rapidement car ils ne restent que 15 jours. Notre intérêt commun à tous, c'est de découvrir la nature (faune et flore) par la randonnée. Et nous voilà les uns en quête de cartes routières, les autres à bouquiner les guides ... Tenerife, la plus grande île de l'archipel, est dominée par le plus haut sommet volcanique de l'Espagne, El pico del Teide qui culmine à 3718 mètres. Le site est époustouflant de beauté par ses couleurs, ses formes torturées, ses chaos de lave ... La dernière éruption remonte au XVIIIème siecle. N'ayant pas le courage de monter au sommet, nous nous sommes contentés de nous ballader au pied du site parmi les champs de lave et les roches volcaniques aux formes parfois étranges. Enfin, nous avons profité d'une journée déclarée "jour de repos" pour faire l'avitaillement du bateau pour ce que nous appelons "la grande traversée". Il s'agit des 21 jours environ de traversée de l'Atlantique qui nous attendent après nos escales au Sénégal et au Cap Vert, en direction des Antilles. En effet, nous avons plus de chance ici de trouver des supermarchés bien achalandés en conserves qu'au Sénégal ou au Cap Vert.
GRAN CANARIA (CANARIES) du 24/09/2008 au 02/10/2008 Arrivée au petit matin au port de Las Palmas, la capitale de l'île, après une traversée de nuit tranquille depuis Fuerteventura (environ 50 milles) et agréable surprise de se retrouver placés à côté de nos copains Françoise et Fernando du bateau "Shengli"que nous avions quittés à Lanzarote.
FUERTEVENTURA (CANARIES), le 21 septembre 2008 Cette dernière mise à jour est en effet un peu tardive alors que nous avons quitté Madère le 6 septembre dernier et que nous sommes aux Canaries depuis le 9 ! Cela vient du fait que nous avons surtout vécu au mouillage donc pas de point d'accès internet ! Mais voici quand même un résumé de la suite de notre voyage.
Tout d'abord, la traversée Madere/Les Canaries (3 jours) fut tranquille (moitié sous Spi, moitié au moteur, mer belle, longue houle). Chaque jour nous avons eu plaisir à nous baigner l'un après l'autre, accrochés à un cordage derrière le bateau dans une eau à 24° sans requins aux alentours et par 4000 m de fonds... Par contre, la pêche fut infructueuse et continue d'ailleurs de l'être ! Ce qui fait que non seulement le bon pain français commence à nous manquer mais le poisson frais aussi !
Lanzarote nous aura comblée par tant de beauté, notre seul regret étant le manque de pittoresque lié à l'économie touristique (essentiellement allemands et anglais). Nous en aurons profité aussi pour passer une soirée conviviale à bord de "Tim'jak" avec l'équipage du bateau "Shengli", lequel depuis a mis le cap sur Gran Canaria. Nous avons un rendez-vous à ne pas manquer aux Canaries, c'est l'arrivée à Ténérife, le 4 octobre de la maman de Fabienne et de son ami Marc pour 15 jours. Or, il a fallu réfléchir sérieusement à notre planning d'ici là. Nous avons alors décidé de continuer notre route le long de la côte Est de Fuerteventura de mouillage en mouillage, sans vent, en trainant les lignes de pêche mais en vain ! Ensuite, nous mettrons le cap sur Gran Canaria, plus précisemment au port de Las Palmas afin d'avoir accès à tous les moyens de transports pour s'organiser quelques excursions en attendant de rejoindre Ténérife début octobre.
MADERE, le 3 septembre 2008 Nous avons quitté Porto Santo depuis plus d'une semaine pour Madère et trouvons seulement le temps aujourd'hui de raconter la suite de nos aventures ... Après un court séjour dans la marina de Quinta do Lorde isolée de tout, nous nous sommes installés à Funchal, la capitale de l'île, dans la marina dont la réputation est d'être toujours pleine ... Envahis par un petit sentiment de nostalgie d'avoir quitté Porto Santo où nous avions pris tous nos repères, nous nous ressaisissons très vite et nous voilà de nouveau en quête tout d'abord de repères pratiques : supermarché, office tourisme, bus ... puis munis de l'attirail du "parfait touriste" (plan de la ville, guide de randonnées, horaires des bus ...), nous pouvons partir à la découverte de cette île magnifique et attachante.
Cela commencera par la visite guidée, grâce au "petit fûté", de la ville : jardin botanique, marché aux poissons, aux fleurs ... Ici, il ne sert à rien d'avoir un vélo. On descend à pied et on remonte en bus. Lorsque l'on veut indiquer à quelle distance on habite du centre ville, on dit "j'habite à 200 mètres", soit à 200 mètres d'altitude !
Il existe aussi un réseau de sentiers côtiers (parfois vertigineux) et intérieurs sur lesquels on a parfois l'agréable surprise de retrouver des connaissances ! Il ne s'agit pas d'un collègue ou d'un voisin mais d'un autre équipage de bateau. Il faut dire que nous commençons à avoir un petit réseau de relations fort sympathiques que nous nous sommes faites en cours de route et que nous avons retrouvées à Funchal : le bateau "Cybèle" et sa petite famille, les "p'tits jeunes" du bateau "Austral" et Nando et Françoise de "Shengli" qui font à peu près la même route que nous en un an ou plus ... Autour d'apéros et de dîners chez les uns ou chez les autres, nous avons beaucoup échangé : découvertes respectives, infos utiles et pratiques, recettes culinaires (ex. : faire son pain à la poêle ou à la cocotte minute)... Demain, nous devons quitter Funchal (car le propriétaire dont nous occupons la place doit rentrer) pour une dernière escale à Calheta et profiter une toute dernière fois des beautés de cette île magique avant de mettre le cap vers les Canaries !
PORTO SANTO (MADERE), le 21 août 2008 C'est ici que notre rêve devient réalité ! Après 3 jours et demi de traversée au portant dans une mer assez formée au début et après avoir pêché notre première dorade coryphène, nous avons atterri de nuit à Porto Santo (archipel de Madère), une île de 12 kms de long sur 6 kms de large. Au mouillage devant la plage, reposés, première baignade de suite après le petit déjeuner dans une eau délicieuse devant des paysages désertiques surprenants !
LISBONNE, le 8 août 2008 Enfin notre première longue escale. En effet, depuis notre départ de Bordeaux, le 19 juillet dernier, nous n'avons pas vraiment pris le temps de nous poser, pressés de découvrir de nouvelles terres, de nouveaux hommes. Après une traversée un peu musclée du Golfe de Gascogne et une navigation le long des côtes de Galice sous une météo inhabituellement défavorable pour la saison, nous bénéficions enfin des alizés portugais qui nous pousseront tout naturellement vers Madère dans une mer plutôt formée ! Mais pour l'instant, nous sommes sous le charme de cette capitale et de l'hospitalité de ses habitants et savourons avec délices ses patisseries ... ! |
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